ROLAND INKEL 1923 - 2000

Hommage au fondateur de l'Association des Familles Inkel

 

Numéro spécial de "Notre Famille" à la mémoire de Roland - ÉTÉ 2000

 

Le 12 février dernier, nous avons eu la douleur de perdre celui par qui nous avons pu découvrir l'histoire de notre famille, de nos ancêtres. Roland est décédé des suites d'une terrible maladie, après quelques mois d'une lutte difficile. Il laisse dans le deuil les trois femmes de sa vie, Denise son épouse et compagne de plus de 50 ans, ses deux filles Suzanne et Diane.

 À Diane, Suzanne et Denise, nous offrons au nom de tous les parents et amis nos plus sincères condoléances.

 Par ce numéro spécial, nous désirons lui rendre un hommage bien mérité, souligné l'oeuvre qu'il a réalisé et faire connaître l'homme qu'il a été, sa vie, son enfance, ses réalisations, à travers des témoignages et aussi à travers ses écrits.

 Roland a été le rassembleur de nos familles grâce à un travail gigantesque. Nous savons tous la somme de travail qu'il a mis à retrouver nos racines. La publication en 1979 de la généalogie des "Familles Henckel-Inkel - Six-cent ans d'histoire" a été pour toutes les familles Inkel une révélation. Nous savions vaguement que nous avions une descendance allemande, mais pas plus. Aujourd'hui nos familles connaissent leurs origines. Roland a réussi le tour de force de rassembler plusieurs de nos familles lors de regroupements à Paquetteville, Granby, St-Michel de Napierville, Sherbrooke, et même en Abitibi. Lui seul pouvait réussir un tel tour de force, en obtenant le support de plusieurs cousines et cousins.

 Il connaissait tout le monde. Tout le monde l'aimait. Peut-être ne lui disions-nous pas assez, mais nous le pensions certainement.

 Roland, tu vivras toujours par l'Association des Familles Inkel, par les nouvelles idées, la nouvelle énergie qu'apportera la jeune génération.

 MERCI POUR TOUT CE QUE TU AS FAIT POUR NOS FAMILLES!

 

Ton cousin Robert (Boucherville)

  

Dans ce numéro spécial de "NOTRE FAMILLE", vous trouverez des témoignages d'amour de sa famille immédiate, et quelques autres témoignages qui résument bien ce que tous nous pensons et souhaiterions lui dire.

 Témoignage de Denise, épouse de Roland.

 Je suis la femme de Roland (Denise) et je me sent un peu gênée d'avoir à parler de Roland, car je n'ai pas d'instruction comme lui. On a été marié 55 ans. Nous avons eus de bons et beaux moments, mais aussi des épreuves.

 Il m'a toujours secondé dans les moments de tristesse comme dans les moments joyeux. Il aimait la perfection, et pouvait recommencer 10 fois son travail, mails fallait que ce soit à son goût.

 Il était sportif, aimait le baseball et le hockey. Il a entraîné plusieurs jeunes qui aujourd'hui pratiquent ces sports.

 Quelques jours avant son entrée à l'hôpital, il m'a dit tout ce qu'il voulait que je fasse après son départ, il savait qu'il ne s'en sortirait pas.

 Je l'ai aimé et aidé dans toutes ses décisions et aujourd'hui je sais qu'il est entre bonnes mains, car il a souffert sans jamais se plaindre.

 Je ne t'oublierai jamais...

 Denise

 

Voici un témoignage très émouvant.

Merci, Denise, de le partager avec toute la grande "Famille Inkel".

Nous savons tous combien tu as été d'un support extraordinaire pour Roland dans tout ce qu'il a entrepris. Au nom de toutes ces familles, MERCI, nous ne devons pas oublier!

 

Témoignage de Suzanne, fille de Roland.

 La plupart d'entre vous avez connu Roland Inkel en tant que président de l'association des Familles Inkel et filiation, en tant que cousin ou tout simplement comme ami; moi je l'ai connu en tant que père.

 C'est difficile d'en parler car la peine de son départ est récente.

 Comment ne pas avoir le coeur gonflé de reconnaissance à la pensée de tout ce qu'il a fait pour nous?

 Mon père était un homme peu démonstratif au niveau de ses sentiments, mais il nous démontrait son amour dans tout ce qu'il faisait pour nous.

 Comme dans toutes les familles, on a eu des "accrochages". Je me rappelle d'un en particulier car j'y ai appris quelque chose d'important.

 J'avais 17 ans et je travaillais à temps plein depuis quelques mois. Un soir j'ai demandé à mon père s'il voulait bien signer pour moi (car je n'étais pas majeure) pour que j'achète à crédit ce que dans ce temps-là on appelait un "stéréo" (meuble qui contenait une table tournante et une radio). Il m'a répondu: "Pas question. Ramasse ton argent et quand tu auras le montant tu paieras comptant. Tu ne commenceras pas ta vie dans les dettes".

 Alors là "2 têtes de Inkel" se sont affrontées. Je lui ai dit qu'il ne me faisait pas assez confiance, que j'avais un bon emploi, que j'étais responsable, etc... Rien à faire, j'ai dû plier et ramasser mon argent.

 Ce n'est que quelques années plus tard que j'ai réalisé qu'il avait eu raison et cet enseignement me suit encore maintenant. J'essaie d'éviter les dettes.

 Je ne peux décrire tout ce que j'ai reçu de mon père mais aujourd'hui tout ce que je lui demande c'est:

 "De là-haut, veille sur maman, ma soeur, tes 4 petits-enfants, ton arrière-petite-fille et moi."

 Et ça, je sais qu'il va me l'accorder sans discussion. 

Merci pour tout papa.

 

Suzanne

 

 Au nom des familles Inkel, nous apprécions tout le travail que tu as apporté à la revue "Notre Famille".

Comme proche collaboratrice de Roland, nous savons que tu as participé très activement à de nombreuses réalisations touchant nos familles. Merci au nom de tous!

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Roland nous a laissé plusieurs écrits, et en 1997, il a publié "La petite histoire des Familles Inkel et filiation 1887-1997" avec la collaboration de plusieurs familles Inkel.

Voici ce que Roland raconte de sa famille, ses parents, son enfance.

C'est un texte très humain, rempli d'émotions...

 

FAMILLE ADOLPHE INKEL - MON ENFANCE, MA FAMILLE

Par Roland Inkel

ADOLPHE INKEL - Fils de Delphis Inkel et de Mathilde Arpin de Paquetteville, il est né le 1er février 1881 en cette paroisse. En 1905, il épousa Emma Duranleau. De cette union naquirent cinq enfants dont deux décédèrent en bas âge, un garçon (Adrien) est décédé quelques mois après sa naissance et une petite fille périt lors de l'incendie de la boulangerie-maison paternelle. Survécurent, Armand, Henri et Irène. Après le désastre, Adolphe, mon père, et sa famille allèrent s'établir à St-Johnsbury VT, où il ouvrit une boulangerie-pâtisserie. Peu de temps après un autre malheur frappa la famille.

 La mère des enfants, Emma, décéda. Mon père continua à exploiter le commerce avec les enfants. Un jour, Adolphe vint rendre visite à son frère Jos Inkel à Paquetteville. Les deux frères ont toujours eu des relations familiales l'un près de l'autre. Tout en parlant Jos dit à son frère Adolphe: "Nous avons un nouveau curé dans la paroisse et aussi une nouvelle ménagère". Alors Adolphe se dirigea vers le presbytère et invita la ménagère à une veillée chez Zéphir Lachance. Celle-ci accepta l'invitation. Je ne sais pas si ce fut le coup de foudre ou simplement une accommodation pour les deux. À la fin de mon récit vous serez en mesure de juger. Donc, peu de temps après, Adolphe épousa en la cathédrale St-Michel de Sherbrooeke en 1922, Anna Baril, veuve d'Ernest Croteau. En 1923, j'ai été le descendant de cette union, je suis né le 3 février.

ANNA BARIL-INKEL, fille de Johnny Baril et d'Élise Gagnon, elle est née à Ste-Sophie, petit hameau près de Plessisville. En premières noces, elle avait épousé Ernest Croteau et le couple habitait Danville. De cette union, il n'y eut aucun descendant.

 Elle devint veuve lorsque son époux décéda de la grippe espagnole, épidémie qui sévit après la guerre 1914-18.

 On disait à l'époque que c'était les soldats qui revenaient d'outre-mer qui étaient responsables du fléau. Après la mort de son époux, ma mère alla s'établir à Sherbrooke. Peu de temps après, elle trouva un poste de ménagère pour un jeune curé du nom de Carlos. Celui-ci qui en était à sa première cure n'avait pas l'ameublement pour son presbytère. Ma mère lui fournit ses meubles moyennant la position de ménagère. C'est ainsi qu'elle arriva à Paquetteville. Elle était en cette paroisse depuis quelques mois lorsqu'elle fit la connaissance d'Adolphe Inkel. Les époux allèrent demeurer à St-Johnsbury VT où je suis né. C'est ainsi que commença la malheureuse histoire de mes frères et soeur.

 Je n'ai pas à juger les raisons qui ont amené ces incidents mais toute ma vie j'en ai subi les conséquences ainsi que ma soeur Irène. En ces années de 1926, c'était très mal vu et mal accepté qu'un couple se sépare ou divorce. Le couple s'était maintenu tant bien que mal pendant quatre années. Il faut dire qu'au cours de ces quatre années, mon père avait fait faillite avec son commerce au Vermont et était venu s'établir à Holyoke, Mass. Où il entra au service de la boulangerie Wonder Bread. Il y demeura jusqu'à sa mort en 1937. Avec les années, il était devenu gérant général.

 Un jour, ma mère décida de partir d'Holyoke pour s'en revenir au Canada. C'est ainsi que j'arrivai en ce pays avec ma mère. Tant qu'à mon père, il resta aux U.S.A. avec Armand, Henri et Irène. Armand trouva du travail aux chemins de fer et vécut à Détroit, Michigan. Henri s'enrôla dans la marine et finit ses jours à Hartford, Conn. Irène tint maison pour son père puis épousa Léo Mainville. Elle demeurait à Holyoke et South Adley, Mass. Où elle termina sa vie.

 Je crois que ma mère a toujours entretenu beaucoup plus d'amertume que mon père dans cette séparation. En quittant, ma mère avait dit à mon père: "Tu ne verras jamais plus cet enfant-là". C'était moi et elle a tenu parole. La seule fois que je me souviens d'avoir vu mon père c'et losqu'il est décédé en 1937. J'avais alors 14 ans.

 Il est décédé à Boston, puis il est venu se faire enterrer à Paquetteville. Le trajet se faisait à l'époque par le train jusqu'à Sherbrooke et de là par corbillard jusqu'à Paquetteville. Mon père fut exposé chez tante Amanda Inkel-Paquette. Il était atteint d'un cancer et savait qu'il en avait seulement pour quelques mois. Ma mère avait alors quitté Sherbrooke pour se rendre à son chevet pour les 3 derniers mois avant sa mort. Pendant ce temps, j'étais pensionnaire au collège de Victoriaville. Plusieurs fois mon père a imploré ma mère pour me voir et dire exactement ce qui s'était passé, mais ma mère a toujours refusé de lui accorder cette faveur. Un jour mon père avait dit à ma soeur Irène, " tu sais, sur le lit de mort ne ment pas, si jamais vous vous rencontrez, dis-lui tout, Roland est en mesure de savoir". Mon père avait écrit une lettre pour me remettre après sa mort mais elle ne m'est jamais parvenue, déclaration de ma soeur et de tante Marie Inkel de Boston.

 J'ai toujours porté un doute sur les intentions de ma mère à ce moment-là et aujourd'hui encore, je cherche encore pourquoi je n'ai jamais su. Je ne veux pas blâmer mes parents, ni les juger. Mon père disait: "Ce n'est pas moi qui l'ai envoyée, la porte est toujours ouverte. Quand elle voudra revenir". Et ma mère de dire: "S'il a besoin de moi, il n'a qu'à me le demander et j'irai". Conclusion, les deux ont vécu une vie malheureuse par leur entêtement et sont morts ainsi. Irène et moi en avons payé le prix.

 Heureusement, grâce à mon épouse Denise, laquelle est issue d'une grande et noble famille, elle avait senti et compris que pour mon équilibre, je devais aussi avoir une famille. Une autre famille que celle que nous formions avec nos deux filles, Suzanne et Diane. Elle entreprit donc de retrouver ma soeur Irène. Celle-ci aussi souffrait de se sentir isolée. Pendant une année, mon épouse fit des recherches, lesquelles s'avérèrent heureuses. Enfin elle retrouva ma soeur.

 Puis, il y eut correspondance entre elle et ma soeur, elle lui raconta que nous serions heureux de faire connaissance et de se retrouver si elle le désirait. Le voeu de mon épouse se réalisa. De son coté ma soeur désirait nous connaître mais ses moyens de recherche étaient limités.

 C'est avec joie et émotion qu'elle nous reçut chez elle à Holyoke, Mass. Ça faisait 35 ans qu'elle n'avait pas entendu parler de moi. Étant plus âgée que moi, elle avait gardé quelques photos de moi lorsque nos parents demeuraient ensemble. Elle m'avait connu jusqu'à l'âge de 3 ans, jour où mes parents se séparèrent mais pour moi, c'était l'inconnu. À notre première rencontre, elle faillit perdre connaissance, elle croyait voir réapparaître son père. Selon elle, la ressemblance était la même. J'en fut flatté. La joie et l'émotion que j'ai ressenties à ce moment ne peuvent pas s'expliquer si on ne l'a jamais vécu. Je ne souhaite à personne de telles émotions.

 Enfin, grâce à l'acharnement de mon épouse Denise, je pouvais dire que j'avais désormais une famille. Ce beau rêve a duré une quinzaine d'années. Plusieurs fois par année, avec ma famille, on allait chez ma soeur. C'était toujours un grand événement pour nous deux. Je me sentais chez-nous. Il ne se passait jamais un mois sans recevoir une lettre ou un coup de téléphone de ma soeur.

 Pour les habitués et ceux qui avaient une famille depuis leur naissance, c'était une chose normale mais pour moi et ma soeur qui n'avions jamais connu ces instants, c'était pour nous, à chaque fois des moments d'un bonheur infini. Mais un jour, la mort de ma soeur Irène vint mettre un terme à notre belle aventure. Pour moi, ce fut un coup dur mais il me restait le souvenir d'avoir eu quelques années de bonheur, ce que je n'avais pas vécu dans mon enfance. Cette épreuve m'a fait apprécier tout ce que la vie m'apporte aujourd'hui.

 MON ENFANCE: Je ne peux pas dire que ma vie avec ma mère fut malheureuse. Au contraire, ma mère s'est toujours arrangée pour que je ne connaisse pas la misère. Au point de vue matériel, je n'ai jamais manqué de rien. Le seul reproche que je pourrais lui faire, c'est qu'elle n'était pas maternelle. Elle pouvait passer une année complète sans me visiter lorsque j'étais pensionnaire. Elle m'envoyait régulièrement l'argent nécessaire, payait tous les comptes lorsque j'étais au collège, payait mes dépenses et transports pour me permettre d'aller passer le temps des vacances de Noël, de Pâques et fin d'année scolaire parfois chez ma parenté maternelle, en d'autres circonstances chez mes parents paternels, spécialement chez oncle Jos. J'aurais aimé avoir de temps en temps un peu de tendresse maternelle mais ma mère n'était pas là. J'ai vécu dans les collèges ou couvents jusqu'à l'âge de 17 ans.

 À l'âge adulte, j'ai rencontré en Beauce celle qui devait devenir mon épouse, Denise Gendreau. Elle était d'une famille nombreuse et m'a apportée le sens de la vie familiale. Ensemble nous avons vu s'agrandir notre famille par la naissance de deux filles, Suzanne et Diane.

 Tous deux, Denise et moi, avons travaillé en fonction de nos deux filles. Comme tous les couples nous avons eu des épreuves mais malgré tout nous avons réussi à faire route ensemble depuis au-delà de 50 ans. Pour mon épouse, la vie n'a pas toujours été facile. Mon caractère... et les années difficiles de mon enfance y ont contribué pour beaucoup mais malgré tout on s'est préparé une belle retraite et nous vivons présentement des jours plus ensoleillés. Je demande à Dieu la santé afin de vivre et de faire vivre une belle route à tous ceux et celles que j'aime: mon épouse, mes filles, mes gendres et mes petits-enfants.

 Vous qui avez un chez-vous où le père et la mère sont présents, remerciez et honorez vos parents de pouvoir dire: "Ce soir, je m'en vais chez-nous".

 Roland Inkel - Montréal 1995

(1923 - 2000)

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Dans l'histoire de son enfance, Roland fait beaucoup mention de son oncle Jos Inkel de Paquetteville. Marc-André est le fils de Médéric et petit-fils de Jos Inkel. Il a épaulé Roland à plusieurs occasions pour l'organisation et le développement de l'association des familles Inkel. Marc-André est très impliqué dans la communauté de Paquetteville (aujourd'hui connu sous le nom de St-Venant-de-Paquette).

Il garde de son cousin Roland un précieux souvenir et nous fait partager son vibrant témoignage.

 ROLAND INKEL, un homme simple rempli de bonne volonté, voici en quelques lignes qui était Roland.

 Je commencerai par dire que Roland était déterminé, et pouvait faire des kilomètres pour arriver à son bût. Quand Roland décidait quelque chose, personne ne pouvait le faire changer d'idée, à moins que l'idée de l'autre soit vraiment meilleure.

 Dans la vie de chaque être humain, les minutes qui sonnent à l'horloge n'ont pas toutes la même valeur. Il existe, pour chacun d'entre nous, des instants uniques, des moments de grâce qui contiennent plus de joie et de satisfaction que des années entières de notre existence. Ces moments précieux nous suivent fidèlement jusqu'à la fin et, sans doute, nous accompagnent dans l'éternité...

 Pouvoir oeuvrer comme président de cette Association le rendait tellement heureux; il remplissait son mandat avec conviction. Il aimait la responsabilité et le défi. La généalogie était une grande partie de sa vie.

 Vous le savez tous, la maladie a eu le dessus mais jamais Roland n'a lâché prise. L'espoir était pour lui une des choses qui le rendait capable d'affronter cette triste maladie

Cet homme courageux, plein de rêves, a dû tourner la page en nous laissant pour rôle de continuer a affronter les défis. Il nous laisse aussi de merveilleux souvenirs à nous rappeler.

 Roland était un homme au coeur d'or, au verbe coloré, d'entregent facile, aimant la nature; homme de vision et d'idéal, attaché au terroir et à ses traditions, fier de ses racines, désireux de transmettre à ses contemporains la flamme qui l'animait...

 Aujourd'hui, nous nous faisons un devoir de reconnaissance de souligner à notre cousin, Roland Inkel, ce valeureux fondateur, premier président de notre association, combien nous avons apprécié son leadership, sa mémoire du passé, son respect des anciens, son oeuvre généalogique, ainsi que la richesse de ses sentiments exprimés dans ses écrits, son esprit de service et la qualité exceptionnelle de son bénévolat. Il a su éviter les écueils de parcours et mériter la collaboration soutenue des membres.

 Roland, la Providence a voulu que tu passes dans nos vies tout simplement parce que Dieu a voulu que ta route, dans le temps, croise les nôtres...

 Roland, je dois de dire que la route que tu avais choisie, te conduis à travers la forêt de l'éternité, il y a là un jardin qui a ses frontières au delà de l'espace et du temps.

 Les fleurs qui y poussent sont éternelles, car elles ont pris racines dans le ciel, elles sont précieuses.

 Nous voilà arrivés aux portes du jardin. Ici, nous devons nous séparer car, au delà de cette enceinte, tu dois pénétrer seul, comme dans la naissance, comme dans la mort, telle est la loi...

Que ce jardin devienne pour toi un heureux refuge, une célébration de ton âme immortelle!

Pénètres dans ce lieu comme dans un temple, car il y a dans la pureté de cet espace le sceau de l'éternité.

Saches que tu ne trouveras nulle part ailleurs un jardin d'une telle perfection. Il fut créé à travers les siècles par des messagers célestes que nous appelons ici " les jardiniers de Dieu"...

 Roland, accepte notre affection et notre gratitude de la part de ceux et celles qui t'ont connus, appréciés et aimés. En attendant de se revoir, du haut du ciel, intercède pour ceux et celles qui ont été l'objet de ton amour. Ils comptent sur ta protection.

Que ton âme repose dans la paix du Seigneur et qu'elle jouisse à jamais d'un bonheur éternel.

 Nous te disons affectueusement: " Au revoir! Repose en paix pour l'éternité...!"

  

Salut Roland,

Marc-André Inkell

13 mai, 2000.

  

Merci, Marc-André pour ce témoignage rempli d'espoir.

Roland a su dès son jeune âge, qu'il pouvait compter en tout temps sur l'amour et l'affection de la famille de l'oncle Jos, et ce, au delà des générations...

 

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