La petite histoire des familles " INKEL "
Grâce au travail formidable de notre regretté cousin, Roland Inkel, il nous est possible de remonter aux sources de notre famille au Québec, et même d'aller un peu plus loin dans le temps, et retrouver nos origines dans un petit bourg d'Allemagne, près de Battenberg sur les bords du fleuve Eder, BERGHOFEN.


Tout au long de ce parcours, vous trouverez des reproductions de peintures exécutées par une artiste-peintre de renommée internationale, Madame Marie-Candide Inkel de New-York.


NOTRE ANCÊTRE JACOB HENCKEL
Jacob Henckel, allemand de naissance, mercenaire anglais de carrière, défenseur émérite du Canada durant l'invasion américaine, se présente comme la souche d'une famille aujourd'hui québecoise, celle des INKEL.
HENCKEL rappelle le nom d'un comté de Silésie, alors parcelle de la Hongrie. La famille Henckel, propriétaire de vastes domaines portant son nom, subit fois sur fois les inconvénients de la guerre. Nous pouvons suivre à la trace quelques-unes de ses branches pendant une vingtaine de générations, en particulier celle de l'aristocrate hongrois de Donnersmarck, Petrus Henckel, mentionné dans un document daté de 1378.
C'est en Allemagne que Jacob Henckel, fils de Johann-Henrich Henckel et de Sybilla Noll, vit le jour, le 24 août 1744. Son patelin natal se nommait Berghofen. Son père était natif de Rennerchaussen, né le 8 février 1719 et sa mère née le 4 janvier 1719 à Berghofen, possédait des racines suisses. Jacob a été élevé dans la religion luthérienne, fondée par le réformateur Martin Luther en 1517.



A l'âge de 32 ans, Jacob servait sous les drapeaux de son pays; il était chasseur au régiment de Hesse-Hanau, c.a.d. qu'il faisait partie des troupes légères d'infanterie.
Le roi de Prusse, Frédéric II (1760-1785) pratiquait alors la vente de mercenaires à l'Angleterre pendant la guerre d'Amérique.
L'Angleterre possédait enfin l'Amérique du Nord. L'Acadie et Terre-Neuve lui furent cédées par le traité d'Utrecht en 1713. Louisbourg et le Cap-Breton tombèrent en 1745. La Nouvelle-France s'écroula devant l'armada de Wolfe en septembre 1759.
Ironie du sort et de l'histoire, les difficultés d'Albion (Angleterre) vinrent de ses colonies américaines, qui voulaient l'indépendance. Le fier Georges III ne l'entendait pas ainsi. Ce fut la guerre de l'Indépendance américaine. Pour mâter les colonies rebelles, il fallait des soldats. Où les recruter? Dans les petits états allemands alliés.
Ainsi, l'Angleterre obtint près de 20,000 mercenaires allemands; le 9 janvier 1776, le duc Auguste de Brunswick signa un traité qui l'engageait à fournir aux anglais les militaires dont ils avaient grand besoin, en particulier pour défendre sa colonie du Canada.


Jacob Henckel fit donc partie de l'armée de Brunswick, commandée par le général Von Redeisel, dans le régiment de Hesse-Hanau. Il n'était probablement pas du nombre des premiers arrivants; il y eut plusieurs vagues de défenseurs mercenaires. Selon certaines recherches effectuées par Stéphen Gaal de Chicago (sa grand-mère était une Inkel), Jacob serait arrivé au Canada au printemps de 1777.
Il fut alors dirigé par le lac Champlain vers le fort Stanwix dans l'état de New-York. Du 2 au 23 août 1777, sous la conduite du colonel St-Leger, les troupes britaniques, des mercenaires allemands dont Jacob Henckel, et des amérindiens assiégèrent le fort et ses 750 défenseurs. Avec succès Benedict Arnold vint de Boston secourir ses frères piégés. Les troupes royales battirent en retraite vers Saratoga où de nouveau elles durent plier bagages en octobre de la même année. Il était courant de voir les combats s'arrêter au début de l'hiver pour reprendre au printemps. Ainsi, les mercenaires allemands étaient hébergés chez les habitants du Québec pendant l'hiver.
L'Angleterre et ses mercenaires ne purent freiner la révolution américaine. Ils se replièrent sur le Canada qui leur resta fidèle. Des mercenaires retournèrent dans leur patrie, mais plusieurs avaient pris goût à la vie canadienne.
Ainsi, au début de 1783, Jacob Henckel était licensié de l'armée, et il décida de demeurer au Québec.



Peu de temps après, soit le 14 août 1783, il se mariait avec Marie-Anne Roman, fille de François Roman et de Marie-Anne Paquet en la paroisse de St-Philippe de Laprairie.
Le couple Roman-Henckel s'installa sur un lopin de terre entre St-Philippe de Laprairie et St-Jacques le Mineur. En plus de cultiver la terre, Jacob Henckel participa à la vie publique et devint Bailli de district à Laprairie.
Ils eurent 6 enfants, dont Jean-Abraham dont toutes les famiiles Inkel du Québec sont les descendantes.
Voici ma lignée en directe ligne: Jacob Henckel (1744-1832) - Jean-Abraham Henkel (1790-1844)
Philippe-Abraham Inkel (1818 - 1899) - Narcisse (1851 -1935) - Alfred (1876 - 1944)
Florent (1910 - 1997) - Robert (1942) (mes enfants Anne-Marie, Stéphane, Patrick)


Texte tiré de La petite histoire des familles Inkel, par Roland Inkel
Photos des peintures: Marie-Candide Inkel, de New-York.
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