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Colloque Flarep L'expérience basque Beaucoup de personnes étaient à l'origine opposés à l'enseignement de la langue basque, car le basque cause la stagnation, il est un obstacle à la langue française. Pourquoi apprendre le basque, alors que nous avons honte de le parler ? Très peu parlent le basque qui ne se transmet plus... (telle était la mentalité). Du côté espagnol il était interdit de parler basque à l'école pendant la dictature de Franco. On résistait dans les familles, la langue ne se parlait plus que dans la clandestinité et devenait la marque de résistance contre Franco, le symbole de l'identité des Basques. A la mort de Franco, elle traverse la frontière. En 1969, à la demande de parents d'élèves, le basque est enseigné durant trois heures par semaine par des instituteurs itinérants. Beaucoup continuent à le combattre, car pour eux le basque est la langue de la famille, c'est un handicap pour apprendre le français... Il a été constaté qu'apprendre le basque et le français (dans l'enseignement bilingue paritaire) génère une diversité de la culture, appelle à la tolérance. Il sera donc enseigné sous le signe du volontariat avec une égale considération des deux langues dans le respect des programmes nationaux. Il sera enseigné par un maître différent et dans une classe différente. Les mathématiques, les sciences, la géographie, les arts plastiques, la musique et le sport sont enseignés en basque et les autres disciplines en français en respectant l'équilibre des 13 heures pour chaque langue et cela dès le début des années 80, sur la demande pressante des parents d'élèves et la pression des écoles associatives Seaska. Car la langue est un élément de patrimoine, peut-être le plus remarquable, car c'est le seul qui nous accompagne partout et que l'on emporte avec soi, comme référence et origine. Mmes Leralu et Lichau, Inspectrices honoraires de l'Education nationale
12e COLLOQUE NATIONAL DE LA FLAREP A SARREGUEMINES 24, 25, 26 Octobre 1998 AU CENTRE DES DEBATS : LA CHARTE DES LANGUES REGIONALES ET L'ENSEIGNEMENT BILINGUE Le 12e colloque de la FLAREP -Fédération des langues régionales dans l'enseignement public- s'est tenu du 24 au 26 octobre derniers au Casino des Faïenceries à Sarreguemines. Les travaux se sont déroulés selon trois axes principaux: un statut juridique pour les langues de France, l'enseignement bilingue et paritaire et la formation, un enjeu primordial, enfin vivre l'avenir dans l'espace transfrontalier Saar-Lor-Lux. Avec quelque 150 participants. C'est la première fois dans l'histoire de la FLAREP qu'une Municipalité, celle de Sarreguemines, s'investit autant dans la tenue d'un de ses colloques. Une Europe multilinguiste L'Europe ne peut pas exister si elle n'est pas multiculturelle, multilinguiste, les langues régionales font partie de la tradition historique et culturelle européenne, dans sa richesse linguistique, l'unité européenne n'est possible que dans la diversité, institutionnelle, linguistique et culturelle, économique, a expliqué Fernandino Albanese, ancien directeur de l'Environnement et des Pouvoirs Locaux au Conseil de l'Europe, tout en vantant les mérites de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Il en est l'un des pères et décline son identité en cinq dimensions au moins: Sicilien, Italien, Alsacien, Français et Européen. Avant lui, Bernard Schwengler, professeur d'économie, avait exposé à grands traits le contenu du rapport au Premier ministre de Bernard Poignant, maire de Quimper. Ses avancées, mais aussi ses imperfections. Plus de cent enfants des classes bilingues associatives de Sarreguemines avaient présenté leur savoir en chansons, lors de l'inauguration du colloque par René Ludwig, Maire, Céleste Lett, Maire adjoint chargé des affaires scolaires, Thierry Delobel, président de la FLAREP et les représentants des associations -Carmen Lebus et François Schaffner- qui, avec la Municipalité de la cité des faïenceries, ont co-organisé cette rencontre, ABCM-Zweisprachigkeit et Culture et Bilinguisme d'Alsace et de Moselle. Jacques-André Tschoumy, directeur de l'Institut Roman de Recherche et de Développement Pédagogique a répondu à la question Quelle philosophie politique pour une France et une Europe plurilingue ?. L'universitaire et historienne Suzanne Citron a cerné affirmativement la question Existe-t-il une tradition pluraliste en France, exemple l'Histoire de la France ? Tout en précisant que cette histoire plurielle, ni linéaire, ni étatique, n'était pas vraiment enseignée à l'Ecole de la République, ajoutant que Reconnaître la complexité des mondes d'hier, c'est lire le présent avec un regard critique, dénué de tout préjugé. Jean-Marie Woehrling, juriste, secrétaire général de la Commission centrale pour la navigation du Rhin, s'est intéressé au thème Langues régionales et la Constitution. Il craint que la signature par la France de la Charte européenne ne reste du domaine du symbole, sans déboucher sur une véritable politique linguistique. Le rapport du constitutionnaliste Guy Carcassonne l'incite à cette vision quelque peu pessimiste. Il ne s'agit pas de maintenir, mais de promouvoir les langues de France. Citant des textes, il démontre que depuis le début des années 80, le droit constitutionnel français se ferme à la différence, aux langues de France. Elles doivent se cantonner à la sphère privée et non revêtir une quelconque reconnaissance officielle. L'amendement à l'article 2 de la Constitution, la loi Toubon, des décisions du Conseil Constitutionnel, des avis du Conseil d'Etat vont dans ce sens. Joseph Yacoub, consultant international sur les minorités et professeur de sciences politiques à Lyon, a abordé la question la France et ses minorités: quel statut ? Les langues régionales de France sont un atout pour le pays, pour toute l'Europe, fondée sur la diversité, et non un handicap trop lourd à porter. La table-ronde a permis de préciser, sous la direction de Vladimir Fisera de l'Université de Strasbourg, certains points et de livrer des éclairages nouveaux, tout en débattant avec la salle. La Formation : un enjeu primordial Thierry Delobel, président de la FLAREP avait donné le ton : Pourquoi faut-il encore choisir en Moselle, entre enseignement bilingue et enseignement public ?. Les textes existent, mais ils ne sont pas appliqués et il est dommage de voir que l'enseignement bilingue repose seulement sur la demande des parents d'élèves. L'enseignement bilingue occupait toute la journée dominicale. Après un tour de France présentant la situation des langues régionales, comme le basque, le breton ou le catalan, l'allemand à l'école, voire le franco-provencal de Savoie, les 150 participants ont apprécié l'exposé des inspectrices honoraires Mmes Claudine Leralu et Lichau sur les principes de l'enseignement bilingue avec ses stratégies naturelles d'acquisition de deux langues en insistant sur leur côté démocratique. La situation en Moselle M. l'Inspecteur Aubert, représentant le Recteur de l'Académie de Nancy-Metz, s'est employé à expliquer les différentes phases de la Voie spécifique mosellane et l'option de module de formation des maîtres désireux d'enseigner l'allemand à l'IUFM de Metz. Il ressortait de son intervention que l'Education nationale n'était pas prête pour ouvrir des classes bilingues publiques. Si le bilinguisme paritaire devait être envisagé dans l'avenir, il faudrait d'abord faire évoluer ce qui existe. Il n'était pas prêt pour le bond qualitatif. Il regrettait que les enseignants possédant encore plus ou moins bien l'allemand devenaient de plus en plus rares : ils étaient à la retraite. Mais la circulaire du Ministre Savary, ouvrant la porte aux classes bilingues, date de 1982. L'ancien président de l'ABCM, Richard Weiss, dans un discours -il est vrai sans concessions- a vivement critiqué l'action de l'administration scolaire en Moselle. Il lui reproche clairement -parfois textes et lettres à l'appui- de biaiser les cartes pour ne pas ouvrir de classes bilingues paritaires. L'Académie de Nancy-Metz propose des enseignements qui n'ont pas été jugés satisfaisants dans l'Académie de Strasbourg, comme les sites à six heures d'allemand par semaine. Ce qui n'est pas valable à Keskastel en Alsace Bossue ou Saverne, l'est aussi à Sarralbe, à Sarreguemines. Pourquoi la Moselle ne profite-t-elle pas de l'expérience des maison voisines, Alsace, Sarre, Luxembourg ? Richard Weiss s'est demandé pour quelles raisons le Conseil Général de Moselle subventionne une initiation, un enseignement de l'allemand sans en évaluer les résultats. Il propose d'ouvrir des classes maternelles associatives en Platt, en allemand, ou dans les deux variétés de la langue régionale. Tout cela a amené M. Aubert à quitter la salle. Hervé Atamanuik, président de la Fédération du Lothringer Platt insistait dans son intervention sur l'importance du francique dans l'enseignement bilingue: la maternelle en francique, l'allemand à partir du CP. Pour sa fédération, l'allemand n'est pas langue étrangère en Moselle, mais ce n'est pas la langue régionale. Le francique étant une entité distincte, régionale et internationale. Il s'agira, pour elle, de mettre principes, compétences linguistiques des enseignants français, notamment en francique, mise à disposition de native speakers, demandes des parents, qui en majorité souhaitent l'allemand en maternelle avec des plages en Platt, en adéquation les uns avec les autres. Pourquoi ne pas ouvrir des classes maternelles associatives en Platt ? Les promoteurs des langues de France ont d'abord percé le front du refus par des classes associatives. Céleste Lett a dégagé les grandes lignes de la politique sarregueminoise en matière d'enseignement bilingue. Devant le refus de l'Education nationale d'ouvrir des classes bilingues, la Municipalité s'est adressée à ABCM-Zweisprachigkeit. Pour cette ville à un jet de pierre du Land de Sarre, comme pour toute la Moselle germanophone, ces classes font partie d'un indispensable bagage culturel et économique. Un enjeu primordial : la formation C'est le Breton Stefan Moal, de la Fédération des associations d'enseignants des classes bilingues, qui a ouvert les débats de l'après-midi avec Formation et concours spécifique pour les enseignants. Il a démontré que le nombre d'enseignants bilingues ne permet pas à ce jour de satisfaire la demande. Les concours de recrutement des maîtres ne prennent pas en compte les compétences linguistiques des candidats, seulement leurs compétences dans les disciplines. Daniel Morgen, directeur du centre de formation aux enseignements bilingues de Guebwiller s'est penché sur les conditions, les aspects, la formation et les évaluations de cette forme novatrice d'enseignement. Le professeur Jean Petit, psycholinguiste renommé, a captivé l'auditoire avec formation linguistique et pédagogique, l'une n'allant pas sans l'autre. Il faut des maîtres possédant bien l'allemand: la qualité de la langue est un objectif primordial des classes bilingues. Les relations entre une forme locale et la forme standard d'une langue ont bien animé les discussions à la fin des exposés d'Yves Haran, conseiller pédagogique départemental Langue basque et de Bernard Schwengler parlant de complémentarité entre les dialectes et l'allemand standard. L'Education nationale définit la langue régionale en Moselle: Les dialectes mosellans dans leurs multiples variantes sont l'expression d'une culture régionale... Ces dialectes sont un tremplin naturel vers l'allemand, leur langue de référence. Pour une fois, l'Education nationale est en phase avec beaucoup de citoyens et des associations. Et vivre l'avenir La journée du lundi a été consacrée aux atouts du bilinguisme français-allemand dans l'espace Saar-Lor-Lux. Chantal Cocher de l'INSEE-Nancy a parlé des compétences linguistiques des travailleurs frontaliers d'après une enquête récente, de 1993, de son institut et de leurs conditions d'embauche. La Moselle se tourne de plus en plus culturellement et économiquement vers l'Allemagne et le Luxembourg. Le nombre des frontaliers ne cesse d'augmenter: 30.000 en 1990, 52.000, huit ans plus tard. Les frontaliers de l'Est mosellan se jugent bilingues, maîtrisant le Platt et la langue standard. La qualité de cette connaissance, surtout de l'allemand, progresse avec la catégorie socio-professionnelle. Mais des diplômes peuvent se retrouver déqualifiés, des emplois devenir inaccessibles par manque de bilinguisme. L'importance de l'Ecole n'est alors plus à démontrer. Dans un style chaleureux et plein de verve, Harald Bölstler, président directeur général de MCC qui produit la Smart à Hambach, a démontré la nécessité, sans rejeter le francique, de la connaissance de l'allemand qui fournit une ouverture culturelle et économique supplémentaire, permettant d'accéder au trilinguisme. Sa critique envers le bilinguisme affiché en Moselle, qui lui apparaît très théorique et superficiel, incapable de s'adapter à des situations changeantes, est sans faille. Les ouvriers de son entreprise, les employés, les cadres, qui sont des citoyens français à 96 %, ont une maîtrise insuffisante de l'allemand, la langue technique manque. Certains pensent s'en sortir avec le seul francique, voire des bribes d'allemand dont il faut développer l'enseignement. Lui, qui parle le dialecte souabe avec ses proches, ne comprend pas qu'on puisse retarder l'apprentissage de l'allemand standard. Son opinion : l'Ecole ne forme pas assez à la vie active et oublie en maintes occasions qu'elle n'est pas une fin en soi. Elle doit éduquer à la citoyenneté, au respect des différences, à la curiosité culturelle, à l'insertion professionnelle, toutes choses sources d'ancrage et d'épanouissement. Rolf Wittenbrock, proviseur du lycée franco-allemand de Saarbrücken, a évoqué l'histoire de son lycée, à l'origine un établissement français. C'est un lycée bilingue, voire biculturel ou binational. Sa direction, ses enseignants sont originaires des deux pays : la France et l'Allemagne. Si depuis 1957, on peut parler de bilinguisme dans ce lycée franco-allemand, il se dirige maintenant vers le trilinguisme, français, allemand, anglais. Le proviseur reconnaît volontiers qu'il y a sélection à l'entrée au lycée. M. Caspar de l'Institut ISFATES a mis en avant la formation dans son institut, l'importance de la licence décernée, valable des deux côtés de la Sarre et de la Blies, les relations entre les Universités de Metz et de Saarbrücken. Fred Urban, directeur de l'Office régional pour le bilinguisme de la Région Alsace, n'a pas manqué d'étudier les besoins en emplois bilingues, les investissements nécessaires pour la formation des demandeurs d'emplois. En relevant qu'en Moselle, il ne s'agit pas de réinventer la roue, ni de construire une usine à gaz, les structures existantes permettent une coopération interrégionale. Par exemple, le centre de formation à l'enseignement bilingue de Guebwiller pourrait servir aux deux Académies. Les coûts de la création et du développement à l'Ecole publique de l'enseignement bilingue paritaire seraient réduits en Moselle. Cela demande, par contre, de se débarrasser d'un certain sentiment d'infériorité face à l'Alsace, qui anime d'aucuns parmi le monde enseignant ou associatif. Fred Urban insiste sur le coût social, financier et naturellement psychologique de la perte de la langue allemande. L'Alsace et la Moselle, en joignant leurs efforts, pourraient se réapproprier leur compétence bilingue afin de trouver des emplois dans l'Est mosellan, en région, en France et en Europe. Avoir des racines et des ailes. Ce proverbe chinois s'applique bien à la FLAREP. Savoir d'où l'on vient, où l'on vit, s'adresser à tous les habitants, tous les enfants d'une région, partir d'un authentique bilinguisme précoce pour aboutir à la maîtrise d'autres langues, tel est un des enjeux du XXIe siècle. Gageons que la France saura saisir ce défi démocratique et donnera à ses langues régionales, langues internationales, les moyens de leur développement.
Voie spécifique mosellane Si l'initiation à l'allemand a été introduite en Moselle en 1977, soit avec 6 ans de retard sur l'Alsace, c'est en 1990 qu'a été créée la Voie spécifique mosellane. Ses composantes : initiation de 3 heures d'allemand par semaine, de la grande section de maternelle au Cours Moyen 2 (surtout dans le Bitscherland et autour de Sarreguemines), une initiation au luxembourgeois de 3 heures (Launstroff, Ritzing, Berg/Moselle, près de la frontière luxembourgeoise), un enseignement soutenu de et en allemand de 5 à 8 heures pratiqué dans seulement six sites, appelés biculturels : Bitche, Creutzwald, Freyming-Merlebach, Sarrebourg, Sarreguemines, Thionville.
Des améliorations L'Inspecteur Daniel Morgen a cerné dans son exposé, certains domaines où des améliorations sont possibles : - production d'outils: traduire des manuels français, utiliser des manuels allemands, créer des manuels propres à l'Académie de Strasbourg ; - recherche pédagogique ; - développement des compétences en recherche documentaire ; - amélioration des compétences linguistiques grâce à des formations théorique et pratique.
Des propositions Le professeur Jean Petit veut remédier au manque d'enseignants -la demande dépasse l'offre- capables d'enseigner dans une autre langue par leur passage dans un Institut de Langue Appliquée. Une formation linguistique, permettant d'éliminer l'accent francophone, une initiation à la psycholinguistique, une formation pédagogique et une approche assez fine de l'évolution du bilinguisme leur seront données.
Stefan Le Moal, au nom de sa fédération et des autres associations d'enseignants bilingues, a élaboré un concours spécifique de recrutement pour les candidats bilingues. Les contenus ne seront pas changés, mais le contenant. Les candidats pourraient choisir la langue -français ou langue régionale- des épreuves. Celles passées en langue régionale représenteront au moins la moitié du total des coefficients. D'ailleurs, le rapport Poignant évoque un tel concours. Un de ses avantages: une meilleure articulation des postes et des besoins.
Incompréhensions ou vision tribale ? Pour ce qui est des velléités d'hégémonie alsacienne sur la Moselle, force est de reconnaître qu'elles sont souvent bien réelles. Beaucoup en sont restés au concept de l'Elsass-Lothringen avec tout ce que cela peut sous-entendre. Dans le passé la Fédération pour le Lothringer Platt a trop souvent été le théâtre d'affrontements avec les Alsaciens et leurs têtes de pont en Moselle, qui ont tenté par la force et réussi souvent par la ruse à imposer à toute la Moselle germanophone et aux autorités académiques leur point de vue. En revanche, il n'est pas question pour nous d'imposer le modèle trilingue luxembourgeois-allemand-français au reste de la Moselle francique, encore moins à l'Alsace. Avec les autres associations membres de la Fédération pour le Lothringer Platt, nous avons abouti à une position commune qui est la suivante: maternelle bilingue français-francique, puis passage au bilinguisme français-allemand à l'école élémentaire, le francique conservant une place en tant que langue de communication orale. Ce modèle que nous considérons non pas comme une copie, mais comme inspiré du modèle luxembourgeois est applicable aussi bien à Thionville que dans le Bitscherland. Le fait de considérer le Platt comme une troisième langue (en l'occurrence le luxembourgeois pour nous) ou comme une simple forme orale avec son pendant littéraire allemand ne change rien à l'affaire. Ce qui change par contre, c'est de continuer à promouvoir uniquement le bilinguisme français-allemand, sans accorder de place au francique. Nous ne sommes pas persuadés que la voie alsacienne s'éloigne de cette ligne, et ce n'est pas d'engager une Putzfrau qui parlera trois mots de dialecte avec les enfants qui redressera la barre, puisque l'allemand restera la langue noble, celle parlée par la maîtresse. In Gewann Wanter 1998 n°52 Association Wei laang nach ? Diddennuewen-Thionville. |